SOMMAIRE

« Bienvenue à Gattaca » d’Andrew Niccol

Oliver Sacks : fin du voyage pour l’homme qui savait qu’il allait mourir

L'éveil

"What hallucination reveals about our minds" 

Laure Adler s'entretient avec Oliver Sacks

Un voyage avec Olivier Sacks

L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau

" Un Homme d'exception"

Still Alice

Une merveilleuse histoire du temps

Les points forts des sciences de la vie en 2014 : interview de Jean-Pierre Changeux

L'ARSEP sur la Route du Rhum

Pour un accès libre et gratuit aux articles scientifiques

"La confusionite"

"Bon rétablissement"

"Hippocrate"

"Lucy" de Luc Besson : notre cerveau puissance 10

Le Discours d'un roi

The Real King's Speech - King George VI - September 3, 1939

Sois bègue et tais-toi

Bibliothèque Médicis : Notre sommeil, nos rêves

Hypnose : l'incroyable expérience de Messmer au Figaro

Réflexion sur les Sondages

L'effet nocebo de la guerre des ondes

"J'ai oublié 30 ans de ma vie"

Temps de cerveau disponible - Les médias de masse

Facebook Use Predicts Declines in Subjective Well-Being in Young Adults/L'impact de Facebook sur notre humeur 

Quand Twitter a le syndrome de Gilles de la Tourette

Les mystères du cerveau / La révolution du cerveau

Pierre LEMARQUIS à la bibliothèque Médicis

Mélatonine en scène

 

« Bienvenue à Gattaca » d’Andrew Niccol

 

 

Les bons films de science-fiction, en vieillissant, se font prophétiques et ce qui nous paraissait improbable il y a vingt ans devient de moins en moins aberrant. « Bienvenue à Gattaca » est de cette veine. Fable sur l’eugénisme située dans une contre-utopie totalitaire, c’est aussi l’histoire d’un homme plus faible que les autres qui fera tout pour atteindre son rêve.

L’histoire

 

Dans un futur pas si lointain, le monde se divise en deux : les « valides » et les « invalides ». Les premiers sont nés après une sélection stricte des gènes. Physiquement et intellectuellement au top, ils dominent la société. Ce sont eux qui ont accès à Gattaca, un centre d’études spatiales et de formation pour les astronautes. Dans cette société totalitaire, Vincent ( Ethan Hawke) et Anton (Loren Dean) sont deux frères. Le premier est né « naturellement ». Condamné par la science dès sa naissance, (on lui détecte une faiblesse cardiaque, il ne dépassera pas les 30 ans dit-on à ses parents) il est voué aux métiers subalternes, à servir les élus de la génétique. Son petit frère Anton a lui bénéficié des meilleurs gènes, il deviendra policier. Mais Vincent a un rêve, il veut rentrer à Gattaca pour participer à une mission dans l’espace. C’est alors qu’il va rencontrer Jérôme ( Jude Law), « valide » déchu après une tentative de suicide. En lui prêtant des traces ADN (sang, urine, cheveux) pour duper les services de Gattaca, il va prêter son identité à Vincent afin qu’il passe les portes de l’école d’astronautes. C’est alors qu’il fait la connaissance d’Irène ( Uma Thurman) sublime « valide » qui s’intéresse à lui.

Pourquoi il faut le (re)voir

Andrew Niccol est un cinéaste rare mais intéressant. Scénariste pour Spielberg (« Le Terminal »), il est aussi celui qui a offert un des derniers bons rôles à Nicolas Cage (« Lord of War ») et a, à sa manière, répondu au très patriote film de Clint Eastwood «American Sniper » avec le plus nuancé « Good Kill ». « Bienvenue à Gattaca » est son premier film. S’il n’a pas reçu le succès escompté à sa sortie, il a, au fil de ses rediffusions, gagné le statut de film culte. Il faut dire que la réalisation est maîtrisée ; le film, censé se passer dans le futur, utilise une esthétique inspirée du monde des années 50 (voitures type DS, costumes cravates). Le centre municipal du comté de Marin, construit en 1962 par Frank Lloyd Wright, donne une ambiance particulière. On découvre des escaliers en spirale qui évoquent la structure de l’ADN.
Inspiré des œuvres de contre-utopie comme « Le Meilleur des mondes » ou « 1984 », le film n’est pourtant pas désespéré car il célèbre la force des faibles. Mais la grande originalité du scénario, c’est d’avoir imaginé un monde totalitaire fondé sur les analyses ADN. Une évolution du monde pas si improbable.

Oliver Sacks : fin du voyage pour l’homme qui savait qu’il allait mourir

 

 

  • Oliver Sacks : fin du voyage pour l’homme qui savait qu’il
 allait mourir - 1
 

« Il y a un mois, je me sentais en bonne santé, en très bonne santé, même. À 81 ans, je nage toujours 1,5 km chaque jour. Mais la chance m’a abandonné. Il y a quelques semaines, j’ai appris que j’avais des métastases multiples dans le foie. » Dans un article du "New York Times" du 19 février 2015, Oliver Sacks, neurologue et écrivain, révélait ainsi la maladie qui devait l’emporter plus de 6 mois plus tard. Et c’est le « New York Times » qui a annoncé son décès survenu dimanche 30 août à 82 ans. Oliver Sacks souffrait d’une tumeur rare de l’œil – un mélanome oculaire – diagnostiquée neuf ans plus tôt. La radiothérapie et le traitement au laser l’avaient rendu aveugle de l’œil. Dans son cas, écrivait-il, les risques de métastases étaient minimes. « J’éprouve de la gratitude pour les neuf ans de bonne santé et de productivité qui m’ont été accordés depuis le premier diagnostic mais, maintenant, je dois affronter la mort », poursuivait-il.

Dans cette lettre testament, il assurait pourtant ne pas en avoir fini avec la vie : « Je dois maintenant choisir comment vivre les mois qu’il me reste. Je veux vivre de la façon la plus riche, la plus profonde, la plus prolifique qui soit », assurait-il avec lucidité.

Une famille de médecins

Né à Londres, Oliver Sacks a étudié à la prestigieuse université britannique d’Oxford avant de partir pour le Canada, puis les États-Unis. Il s’était installé en 1965 à New York, où il a enseigné, écrit et exercé en tant que neurologue jusqu’à la fin de sa vie. Élevé dans une famille de médecins – son père et ses frères étaient médecins généralistes et sa mère a été une des premières femmes chirurgiens au Royaume-Uni –, Oliver Sacks s’est fait connaître par ses récits bouleversants de patients qui ont donné lieu à des livres à succès comme « l’Éveil » (1973), « L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau » (1985), « Des yeux pour entendre : voyage au pays des sourds » (1989), « Musicophilia » (2008), « l’Œil de l’esprit » (2010) ou encore « l’Odeur du si bémol : l’univers des hallucinations » (2014). Médecin et auteur prolifique, ses récits emplis d’humanité « mêlent l’art et la science, l’émotion à la raison », souligne le Pr Jean-Claude Ameisen sur France-Inter dans l’émission « Sur les épaules de Darwin » et mettent en perspective les avancées les plus récentes de la médecine et des sciences.

Dans l’hommage qu’elle lui a rendu, la ministre de la Culture Fleur Pellerin a salué le rôle de « passeur » d’Oliver Sacks qui « aura permis de démystifier des pathologies neurologiques souvent méconnues et de donner aux malades le respect qui leur était dû ».

Dr Lydia Archimède

"L'éveil"

Robin Williams
Robert De Niro

 

 

 

 https://www.youtube.com/embed/JwC3kBqulUg

 

C’est un film fascinant basé sur une histoire vécue par le Dr. Olivier Sacks et ses patients, atteints d’un problème neurologique rare connu comme « la maladie du sommeil. » Cette maladie attaque le cerveau de ses victimes les laissant figés dans un état de paralysie totale où ils peuvent ni bouger, ni parler.  Dr. Sacks (interprété par Robin Williams)avait découvert un médicament miracle qui pouvait réveiller ses patients de leur état de profond sommeil. Certains de ses patients étaient endormis pendant presque 50 ans !

 

Une de ses patientes était une dame qui passait la plupart de ses journées figée dans son fauteuil roulant et ne parlait jamais. Occasionnellement, elle s’éveillait pour faire quelques pas d’une façon assez mécanique pour s’immobiliser un peu plus loin. Elle restait immobile comme une statue jusqu’à ce que qu’on la pousse en arrière pour qu’elle puisse continuer ses pas.

 

Dr. Sayer se demandait qu’est qui pouvait bien bloquer sa patiente ? Est-ce que c’était la lumière provenant de la fenêtre ou un bruit auquel elle était particulièrement sensible ? Un matin, Dr. Sayer essayait de la faire marcher de son fauteuil jusqu’à la fenêtre. Comme d’habitude, la dame se figeait au milieu de la pièce. Sayer était désespéré et il abandonna ses efforts. Il la laissa et s’avança vers la fenêtre pour l’ouvrir et prendre une bouffée d’air frais.

 

Quand il jeta un coup d’oeil dehors, son attention fut attiré par des enfants qui jouaient à la marelle sur le trottoir. À ce moment précis, lorsqu’il vit jouer ces enfants, il eut une idée géniale qui pourrait l’aider à comprendre le problème de sa patiente.

 

Il a observé que la moitié de la pièce où la dame essayait de marcher était recouvert de carreaux noir et blanc comme sur un échiquier. L’autre moitié était de couleur blanche sans motifs. La dame était capable de marcher aussi longtemps qu’il y avait des motifs sur le sol. Dr. Sayer eut l’idée de peindre des motifs dans l’autre moitié de la pièce, de sorte que toute la pièce ressemble à un énorme échiquier remplis de carreaux.

 

Aussi surprenant que cela pouvait être, la dame traversa toute la chambre jusqu’à la fenêtre sans se figer ! Cette découverte était très importante pour le diagnostic du Dr. Sayer.  Il avait prouvé que ses patients n’étaient pas tout à fait inconscient et que des motifs visuels pouvaient les aider à bouger.

 

La majorité de ce film n’est pas centré sur la dame, mais tourne plutôt autour de l’effet d’un médicament qui allait briser l’état de sommeil de ces patients. Dans cet article, je me concentre sur la partie du film qui illustre magnifiquement comment le Dr. Sayer applique la pensée créative à son diagnostic pour trouver une solution.

 

Le Dr. Sayer n’aurait jamais découvert l’effet que ces motifs avaient sur sa patiente s’il n’aurait pas fait une analogie entre le jeu de marelle et sa patiente. Dans ce jeu, la personne se déplace en avant et an arrière en faisant des sauts dans des cases qui sont dessinées au sol. À travers la pensée analogique, le Dr. Sayer a utilisé les principes de la marelle dans son diagnostic pour déterminer que sa patiente restait figée en l’absence de motifs dans la pièce. La pensée analogique permet à notre esprit d’aller chercher des solutions à travers des éléments et des situations qui n’ont rien à voir avec notre problème. En cherchant des similitudes dans des endroits non conventionnels et en les appliquant dans notre contexte actuel, on peut trouver des solutions créatives.

 

La pensée analogique est très importante si on veut stimuler la pensée créative. Quand notre esprit est entraîné à réfléchir analogiquement, il va automatiquement chercher toutes sortes d’associations analogiques possibles. Bien que le Dr. Sayer ait trouvé son idée géniale à travers les enfants qui jouaient à la marelle, il n’était pas du tout fixé sur ce jeu le moment ou l’idée est venue. En fait, il ne pensait à rien du tout. Il était fatigué après avoir tellement réfléchi sur le problème sans trouver de réponse. Il avait décidé d’arrêter de réfléchir pendant une minute pour ouvrir la fenêtre. Mais pendant ce temps, le subconscient continue de chercher.  Le moment qu’il a vu les enfants jouer à la marelle, son esprit a immédiatement fait la connexion analogique. Eurêka !

 

Si vous avez l’opportunité de regarder ce film, vous allez voir une des meilleurs performance de Robert de Niro pendant sa carrière. Vous allez réaliser à quel point notre cerveau est délicat : une légère imperfection neurale peut changer complètement qui nous sommes.

 

 

 

"What hallucination reveals about our minds"

Conférence de Oliver Sacks

TED X sous-titrée 

 

https://www.youtube.com/embed/SgOTaXhbqPQ

 

 

Laure Adler s'entretient avec Oliver Sacks

Mendelssohn

http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=5010339

 

Si son premier roman, Migraine, a vu le jour en 1970, c’est en grande partie dû à l’histoire personnelle d’Oliver Sacks ; « depuis mon enfance, je souffre de migraines ophtalmiques. Je vois avec des zigzags, je perds le sens des couleurs, mes yeux voient des mouvements et je perds une partie de mon champ visuel. »

Quant à sa carrière de neurologue, elle serait également liée à cette expérience, vécue très jeune. « [Cela] m’a prédisposé à étudier laneurologie » Et à écrire Migraine. Sans compter que ses parents étaient, eux-mêmes, neurologues.

« J’ai hésité avec la psychiatrie, mais je suis plus attiré par l’organisme, le corps ».

Il évoque ses maîtres à penser, les psychologues Alexandre Luria etJérôme Bruner. Le premier a d’ailleurs écrit un livre dont le second a écrit l’interface, intitulé Une prodigieuse mémoire.

Difficile de parler de psychanalyse sans évoquer Sigmund Freud. Oliver Sacks va d’ailleurs écrit un livre en contradiction avec celui du père de la discipline : face à La psychanalyse de la vie quotidienne, l’auteur de Migraine et de l'Eveil envisage la publication d’un livre qui s’intitulera La nouvelle psychopathologie de la vie quotidienne.

Oliver Sacks se dit plus proche de la théorie du biologiste Gerald Edelman, qu’il qualifie d’« authentique génie » et de « grand penseur sur le thème du cerveau et de l’esprit. »

Il évoque son incapacité à reconnaître les visages« Mon assistante, si je la vois dans un autre endroit, ou dans un autre contexte, je ne la reconnais pas […] Parfois, j’ai du mal à me reconnaître moi-même ».

 

« J’ai de graves problèmes d’orientation. Je peux me perdre à 100 mètres de mon immeuble et puis, une fois que je suis devant, je ne le reconnais pas ».

Il parle ensuite de l’importance de la musique dans sa vie. « J’ai eu un accident de voiture à cause duquel ma jambe a été paralysée et insensible ». Mais après avoir écouté le Concerto pour violon en mi mineur de Félix Mendelssohn, il a une révélation : « c’est ce que Luria appelle « la mélodie cinétique », c’est-à-dire qui donne le rythme de la marche. »

Il a repris le piano il y a peu ; un piano qui appartenait à son père et qui date de 1894. Le pouvoir de la musique le fascine. Tout comme la notion même de l’écoute.

«  L’écoute, c’est essentiel », et notamment avec ses patients. C’est ce que les psychanalystes appellent l’écoute avec la troisième oreille, c’est-à-dire l’intuition. « La troisième oreille, ce n’est pas ce que dit (ou ne dit pas d’ailleurs) le patient, mais ce qu’il ressent ».

09.03.2015 - 22:15

https://www.youtube.com/embed/BzaCloxciQQ 

concerto en mi mineur de Mendelssohn

 

 

Un voyage avec Olivier Sacks

Sur les épaules de Darwin, par Jean Claude Ameisen

(1)

https://www.youtube.com/embed/4eYxpmCrEJo

(2)

 

https://www.youtube.com/embed/iGj9XLKL70Y

 

 

L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau

 

L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau
The Man who mistook his wife for a hat
Michael Nyman
Opéra en un acte, 1987
Livret d’Oliver Sacks, Christopher Rawlence et Michael Morris, d’après une étude d’Oliver Sacks
En anglais

 

L’histoire
Monsieur P. et son épouse se rendent à la clinique du 
docteur S., neurologue. P. a des problèmes de vue : après la consultation, au lieu de reprendre son chapeau, confondant la silhouette de sa femme avec le porte-manteau, il saisit la tête de celle-ci… Chez eux, le neurologue constate que ce patient, excellent chanteur, ne peut plus lire de partitions, alors que son ouïe est intacte. Après plusieurs tests, où l’homme se révèle incapable de reconnaître des objets, le neurologue réalise que son malade, en fredonnant des lieder de Schumann, s’est constitué une sorte de code sonore, une clé, pour venir à bout des tâches du quotidien. Le neurologue 
ne peut que lui proposer de faire une plus grande place encore à la musique dans sa vie.

Une mappemonde musicale
À la création de l’opéra en 1986, le compositeur remarquait : « L’aspect le plus captivant et le plus fructueux pour la composition résidait dans le fait que Monsieur P. avait élaboré un système dans lequel la musique se substituait à la vue, sorte de mappemonde musicale lui permettant de se retrouver dans le temps, l’espace et ses relations sociales. Son épouse nous apprend qu’il s’est constitué un répertoire de mélodies lui servant de « repères » pour se raser, s’habiller, prendre ses repas, etc. Sacks s’étant rendu chez eux, muni d’un exemplaire du Dichterliebe, je n’avais pas besoin d’autre encouragement pour utiliser les lieder de Schumann, afin de peindre l’isolement de cet homme et sa dépendance presque totale à la musique pour s’orienter. » L’ouvrage se clôt sur cette parole du médecin au malade : « Vous aviez fait de la musique le centre de votre vie, et maintenant vous l’utilisez pour l’organiser. Ma seule ordonnance est : plus de musique ! Plus de musique ! »

Aux confins des musiques classique et populaire

Nyman se situe aux confins des musiques classique et populaire, avec ses airs rustiques et entêtants et sa rythmique enjouée, proche du rock. Spécialiste du répertoire baroque, il fut l’auteur, entre autres, de la première édition complète des œuvres de Purcell. Musicologue, il écrit l’ouvrage fondamental sur le minimalisme, Experimental Music, en 1974. Journaliste, puis pianiste au sein du Scratch Orchestra, du Steve Reich Ensemble ou du Portsmouth Sinfonia, il fonde son propre ensemble au début des années 80, le Michael Nyman Band, avec lequel il se produit dans ses premières compositions. Sa partition pour le film Meurtre dans un jardin anglais (Peter Greenaway, 1982) scelle avec succès son style inimitable, basé sur l’accumulation et la répétition de thèmes propulsés sur un rythme jubilatoire. Depuis, son écriture a évolué, mais la veine ne s’est pas tarie, bien au contraire, et elle continue à irriguer le cinéma (Jane Campion, Patrice Leconte, Michael Winterbottom…), le concert et la scène. À la mise en scène, Dominique Pitoiset retrouve le répertoire d’aujourd’hui, bien épaulé par le chef d’orchestre Philippe Forget.

Bord de Scène
Lundi 16 novembre, à l'issue de la représentation

MICHAEL NYMAN

DU 13 AU 17 NOVEMBRE 2015

AU THÉÂTRE DE LA CROIX-ROUSSE LYON

" Un Homme d'exception" "A Beautiful Mind"

Récompensé par quatre Oscars, notamment celui du meilleur film, Un Homme d'Exception a été réalisé par Ron Howard, lauréat d'un Oscar, et produit par son partenaire de longue date, Brian Grazer, également oscarisé. Russel Crowe interprète de façon magistrale le rôle de l'illustre mathématicien John Nash, qui se retrouve mêlé à un mystérieux complot alors que le monde entier s'apprêtait à lui rendre hommage. 

https://www.youtube.com/embed/Tb05mtZwuGI  présentation

 (https://www.youtube.com/embed/_8i8F9Osd74 référence pour visionner tout le film)


 

Still Alice

 Oscars 2015

https://www.youtube.com/embed/ZrXrZ5iiR0o

 C’est la rousse Julianne Moore qui a été sacrée meilleure actrice pour son interprétation fine d’une malade d’Alzheimer dans Still Alice.


 

 

Une merveilleuse histoire du temps

 Oscars 2015

https://www.youtube.com/embed/5dz3fBGh4E0

Le britannique Eddie Redmayne a, lui, été primé pour son interprétation puissante du cosmologue Stephen Hawking dans Une merveilleuse histoire du temps. Il a rendu hommage au courage de ceux qui souffrent de la maladie de Charcot, comme le génial scientifique britannique.


 

les points forts des sciences de la vie en 2014 : interview de Jean-Pierre Changeux

Jean-Luc Nothias 12/2014

INTERVIEW - Le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux est professeur au Collège de France, à l'Institut Pasteur et membre de l'Académie des sciences.

 

Ce sont sa pertinence et son rire qui frappent. Dans son bureau de l'Institut Pasteur, aux murs et aux tables couverts de livres et de revues scientifiques et artistiques, avec quelques tableaux, le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux a accepté de se pencher, en tant que «volontaire désigné» par l'Académie des sciences, dit-il en riant, sur les points forts de l'année 2014 dans les domaines des sciences de la vie et de la santé. Lui qui, à 78 ans, reste plus que jamais en activité. Il vient de publier avec deux compositeurs, Pierre Boulez et Philippe Manoury, un livre sur musique et cerveau intitulé Les Neurones enchantés (Éditions Odile Jacob).

LE FIGARO. - Quels sont les points forts des sciences de la vie en 2014?

Jean-Pierre CHANGEUX-Après réflexion et enquête auprès de mes collègues, j'en distinguerais sept dans les domaines du cerveau, de la génétique, de la pharmacologie et de futurs traitements prometteurs. En ce qui concerne le cerveau, il y a eu deux avancées significatives en 2014. L'une est la réalisation d'un véritable atlas à haute résolution et en 3 D du cerveau humain. Il révèle la distribution spatiale de multiples récepteurs de neurotransmetteurs dans le cortex cérébral. Et il montre en particulier que la densité et la distribution de quinze types différents de récepteurs dans les circuits corticaux dédiés au langage sont identiques mais différent d'autres aires cérébrales non impliquées dans le langage. C'est un progrès significatif dans la compréhension détaillée du fonctionnement cérébral. L'autre avancée dans le champ de la neuroscience concerne la mémoire et l'acquisition des souvenirs. Ainsi, il a été montré qu'on pouvait, chez des animaux de laboratoire, substituer un souvenir par un autre, voire introduire de faux souvenirs dans leur mémoire par des manipulations sur leur hippocampe, une zone clé dans la mise en place des mémoires.

Qu'en est-il des avancées en génétique?

Citons tout d'abord une nouvelle technologie de ciblage génétique. Cette méthode permet d'effectuer des modifications très précises, exactement où on veut, grâce à des acides ribonucléiques qui servent de têtes chercheuses et d'une enzyme permettant de couper les brins d'ADN puis de les recoller. Cette méthode est applicable chez les animaux comme chez les plantes. Pour ces dernières, la méthode est particulièrement intéressante pour créer de nouvelles variétés dans des conditions mieux contrôlées que par le passé.

Autre volet génétique important, la mise en évidence de la multiplicité des déterminants génétiques dans les maladies mentales comme l'autisme ou la schizophrénie. Ainsi, dans l'un et l'autre cas, il a été montré que les gènes de prédisposition sont supérieurs à la centaine. Ce n'est pas «un gène pour une maladie». Mais des «assemblées cohérentes» de gènes engagées dans la formation de réseaux de neurones au cours du développement. Cela a des conséquences importantes: d'une part, il va sans doute falloir revoir la classification des maladies mentales; et d'autre part, on peut concevoir une nouvelle pharmacologie visant la mise en place des synapses, ces points de contact entre neurones.

Y a-t-il eu des avancées en thérapeutique?

Oui, il y en a eu. Une véritable avancée concerne des cancers particulièrement agressifs comme le mélanome. La production standard d'anticorps antitumoraux ne permet pas de lutter efficacement contre l'évolution de cancers graves de ce type. La nouvelle thérapie consiste à doper le système immunitaire et particulièrement les lymphocytes T, qui vont s'attaquer directement aux cellules cancéreuses. Ces lymphocytes T sont soumis naturellement à un contrôle par le corps qui inhibe leur activité pour préserver l'équilibre du système immunitaire. Il a été montré qu'en visant, avec des anticorps monoclonaux, les récepteurs situés à la surface des lymphocytes T par lesquels transitent les «ordres» d'inhibition de leur activité, ces cellules de défense sont hyperactivées et deviennent bien plus efficaces contre les cellules tumorales. C'est le cas des mélanomes pour lesquels des taux élevés de rémission, souvent de longue durée, ont été observés. Ce traitement a été approuvé par la FDA aux États-Unis. Autre avancée, et j'en suis heureux puisqu'elle s'est développée à partir des travaux de mon laboratoire, une nouvelle approche de la pharmacologie, dite «allostérique».

Classiquement, la conception de nouveaux médicaments se fonde sur l'idée que les agents pharmacologiques actifs sont des analogues structuraux. Ceux-ci ont une activité semblable à celle des neurotransmetteurs ou des hormones concernés ou une activité compétitive lorsqu'ils se fixent sur leurs récepteurs cellulaires. Cette nouvelle approche repose sur la découverte, déjà ancienne, que ces récepteurs possèdent des sites modulateurs sur lesquels ne se fixent pas les ligands naturels. On ne s'attaque donc pas directement aux sites récepteurs, on joue indirectement sur leur modulation, avec l'avantage de moins d'effets secondaires. Des molécules issues de cette approche sont déjà sur le marché et des dizaines d'autres sont en cours de développement.

Qu'elle est pour vous l'avancée la plus surprenante?

Je choisirai l'exemple du microbiome intestinal, qui fait l'objet de nombreuses recherches avec des résultats étonnants.Le microbiome intestinal est l'ensemble de bactéries vivant dans notre tube digestif. On estime qu'il compte près de 15 .000 espèces différentes de bactéries. Et si l'on prend l'ensemble de la flore microbienne, le nombre est environ cent fois supérieur à celui des cellules formant un corps humain. On sait que la composition de ce microbiome varie au cours de la vie et qu'elle est en relation avec diverses pathologies associées par exemple à la grossesse et à la prématurité ou avec le diabète de type 2. Mais on vient de découvrir un lien inattendu entre microbiome et cerveau. D'une part en comparant le comportement de souris avec ou sans flore intestinale, mais aussi en montrant une variation du microbiome avec des maladies comme l'autisme, la dépression ou l'anxiété. Bien des recherches restent à mener pour éclaircir tout cela. Il y a du pain sur la planche pour 2015.


 

L'ARSEP sur la Route du Rhum

http://solidaires-en-peloton.fr/espace-presse/SEP_dossier_presse_2014.pdf

 

EN MER +++++ : 

www.youtube.com/embed/mq6rLtqr2no

 

www.youtube.com/embed/o3ButbRAW4E

 

1 TALES 2 SANTANDER 
ALEX PELLA
Arrivé le 19/11/2014 à 07:47:08,
en 16 jours, 17 heures, 47 minutes et 8 secondes
à la vitesse moyenne de 8.82 noeuds.
2 SOLIDAIRES EN PELOTON 
THIBAUT VAUCHEL-CAMUS
Arrivé le 19/11/2014 à 18:33:41,
en 17 jours, 4 heures, 33 minutes et 41 secondes
à la vitesse moyenne de 8.59 noeuds.

 


 

Pour un accès libre et gratuit aux articles scientifiques

Tristan Vey 10/2014 

Un
 labyrinthe de livres à Londres, en 2012.

 

L'Académie des sciences propose d'élargir l'accès libre et gratuit aux travaux des chercheurs, tout en préservant la qualité des publications.

 Pour favoriser l'accès libre et gratuite à la connaissance, l'Académie des sciences préconise de modifier en profondeur le monde de l'édition scientifique, dans un rapport rendu public vendredi. Les animateurs de ce groupe de travail, Jean-François Bach, professeur de médecine, et Denis Jérome, physicien au CNRS, constatent que le développement d'Internet a permis l'émergence de solutions alternatives plus séduisantes que le système classique des revues payantes.

Lorsque des chercheurs font une avancée ou une découverte, ils écrivent un article scientifique. Ils le soumettent alors à une ou plusieurs revues de leur choix (comme Nature, Science, PNAS, etc.). Mais ne publie pas qui veut. Les revues sélectionnent d'abord les articles qui leur semblent intéressants, puis montent un comité de lecture composé de scientifiques qui vont bénévolement évaluer la qualité du travail et réclamer certaines corrections ou précisions. Ce n'est qu'au terme de ce processus, appelé «peer-reviewing » (relecture par les pairs), que la publication est éventuellement acceptée et publiée.

Ce système n'est pas seulement indispensable au partage de connaissances fiables et vérifiées. Il fait désormais partie intégrante du processus très contesté d'évaluation des chercheurs et de leurs laboratoires. La publication est un passage obligé. Les Anglo-Saxons résument cette situation par l'adage «Publish or Perish » (publier ou mourir).

Ras-le-bol des pratiques actuelles

Si la soumission et la publication d'articles sont gratuites (dans la plupart des cas), les revues, elles, coûtent très cher : en France, le consortium Couperin, qui rassemble les universités et les instituts de recherche français, débourse chaque année plus de 100 millions d'euros en abonnements. Au niveau mondial, le marché de l'édition scientifique organisé autour de quelques grands éditeurs dominants (Elsevier, Springer, Wiley et Informa) pèse entre 7 et 10 milliards d'euros, selon l'Académie, qui évoque des marges considérables (plus de 30 %). Ces gains se font sur le dos des chercheurs qui travaillent le plus souvent sur des deniers publics, écrivent les articles et évaluent leurs pairs gratuitement avant de perdre les droits sur leurs propres travaux après publication.

L'Académie appelle donc à la mise en place d'un système alternatif : l'open-access institutionnel. L'open-access classique consiste, dans un cadre de «peer-review » traditionnel, à payer l'éditeur pour qu'il diffuse gratuitement l'article après publication. La version institutionnelle est une adaptation centralisée : il s'agit de négocier au niveau national un accord global avec les éditeurs, pour que l'ensemble des articles publiés par les chercheurs français soient mis gratuitement à la disposition de la communauté.

«La transition ne se fera pas en un ou deux ans»

Denis Jérome, physicien.

Si, et seulement si, tous les grands acteurs mondiaux (États-Unis, Chine, Europe, etc.) passent des accords similaires, alors les abonnements deviennent inutiles. L'idée est en somme de faire basculer le budget dédié aujourd'hui aux abonnements vers le financement de l'open-access. «Nous ne voulons pas tuer les éditeurs, ils ont un véritable savoir-faire et leur travail a un coût », assure Denis Jérome. «Mais nous aimerions que les chercheurs puissent remettre la main sur le processus de publication.» «Il faut monter une sorte de G8 entre les plus grosses académies mondiales pour discuter de la question », explique Jean-François Bach. La tâche s'annonce compliquée, mais elle n'est pas forcément impossible.

Le ras-le-bol des pratiques actuelles des grands éditeurs est un phénomène qui se mondialise depuis une dizaine d'années. L'essor considérable de la revue en ligne à but non-lucratif Plos One en est une preuve flagrante. Elle concentre aujourd'hui 2,5 % des articles scientifiques et 1,15 % des articles les plus cités (voir encadré). Sentant le vent tourner, les éditeurs commencent d'ailleurs à assouplir leur politique en autorisant la mise à disposition des articles gratuitement après un embargo dont la durée peut aller de 6 à 18 mois. Un premier pas permettant d'alimenter les grands projets d'archives ouvertes qui visent à stocker le savoir de façon pérenne et gratuite.

«Nous avons eu des premiers contacts avec les éditeurs», précise Denis Jérôme. «Ils ne semblent pas fermés à la discussion sur le principe, mais il faut être lucide, cela ne se fera pas en un an ou deux.» Étant donné que le débat sur la nécessaire diffusion libre et gratuite de la connaissance agite le monde académique depuis plus d'une décennie, le contraire eût été étonnant.

Les grandes revues perdent de leur prestige

Les revues scientifiques ne se valent pas toutes. Un petit nombre d'entre elles concentre historiquement la plupart des articles de première importance, à savoir ceux qui sont le plus fréquemment cités par d'autres études. Mais cette situation est en train d'évoluer. Une analyse réalisée sur les données de Google Scholar, la plus imposante banque de publications scientifiques au monde, montre que les «petites revues» publient un nombre croissant d'articles parmi les 1 000 les plus cités chaque année. Entre 1995 et 2013, ce taux est passé de 15 à 25 %.

«Ces chiffres confirment une tendance déjà observée dans d'autres jeux de données plus restreints, se félicite Vincent Larivière, spécialiste des transformations de la communication savante à l'université de Montréal. Nous remarquons, de façon plus générale, un étalement des citations.» Cette métamorphose est liée à une évolution des pratiques: avec Internet, un «bon» papier reste plus rarement confidentiel, ce qui pousse les chercheurs à diversifier leurs sources.

«Ce phénomène a une autre conséquence: le fait d'être publié dans une grande revue n'assure plus d'être cité un grand nombre de fois. C'est très important, car cela remet en cause les méthodes d'évaluation des chercheurs, qui reposent justement sur les “facteurs d'impact” des revues, c'est-à-dire le taux moyen de citations des articles qu'elles publient.»

 

Rise of the Rest: The Growing Impact of Non-Elite Journals

http://pdf.lu/SrtR

 

 

Are elite journals declining?

 

http://pdf.lu/Fr7y

 

 

The weakening relationship between the Impact Factor and papers’ citations in the digital age

 

http://pdf.lu/2aGR


 

"La confusionite"

"Bon rétablissement"

Hippocrate

HippocratFilm (2014)

Hippocrate est un film dramatique français réalisé par Thomas Lilti, dont la sortie est prévue en septembre 2014.

bande annonce :

www.youtube.com/embed/gZGY1Ncxv6M


 

 

"Lucy" de Luc Besson : notre cerveau puissance 10

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http://api.dmcloud.net/player/embed/4e709e80f325e11e5f000025/53df4a2d06361d27b1212368/278675b0ca7845aa870fe330b5f3983d?exported=1

 (où référence est faite à Yves Agid)

 

Par Jean-Francois Lixon 04/08/2014 

Scarlett Johansson, dans

Scarlett Johansson, dans "Lucy" de Luc Besson


"Lucy", le film de Luc Besson qui sort mercredi 6 août 2014, met en scène une étudiante qui utilise à 100% le potentiel de son cerveau. Grâce à une drogue et sans qu'elle l'ait voulu, elle est dotée de pouvoirs psychiques très étendus. Dans la réalité, on peut d'ores et déjà étendre ses capacités cérébrales mais dans une bien moindre mesure que montré dans le film.
 
Parce qu'un sachet plein d'un produit chimique implanté contre sa volonté dans son estomac se met à fuir, une étudiante forcée à faire la mule pour des trafiquants voit ses capacités cérébrales décuplées. Anticipation, télékinésie, perception exacerbée, capacité d'apprentissage d'une langue en quelques minutes, sa vie est bouleversée.

Luc Besson a eu l'idée de ce film après avoir discuté avec un scientifique spécialiste du cerveau. Selon une opinion très répandue, nous n'utilisons qu'un dixième de nos capacités. La réalité est plus complexe mais il est vrai que nous ne mettons en oeuvre qu'une partie de nos neurones à la fois.
Le réalisateur français était invité du 20 heures de France 2 à propos de son film et du thème passionnant qu'il aborde sous l'angle de la science-fiction.

Dans ce reportage tiré de la séquence précédente, le professeur Olivier Oullier, spécialiste en neurosciences à l'université d'Aix-Marseille, fait la démonstration que la science progresse dans la direction d'une meilleure utilisation de nos possibilités cérébrales. Même si les performances imaginées dans le film "Lucy" restent de la pure fiction.

Lucy
1h29, de Luc Besson (France/Etats-Unis)
Avec : Scarlett Johansson, Morgan Freeman, Min-sik Choi, Analeigh Tipton
Sortie : le 6 août 2014
(Isabelle Agid - fille de Yves- est gérante du Master Class Luc Besson)

Le Discours d'un roi

 

www.youtube.com/embed/AHY2UzOonig

 

 

En octobre 1925, le futur roi s'adresse à la foule du stade de Wembley, à Londres. Nerveux, le père d'Élisabeth II est incompréhensible. La faute à son bégaiement. Il termine son discours, honteux, devant ses sujets étonnés et déçus...
C'est sur cette scène d'introduction aussi poignante que vraie que débute "Le discours d'un roi". Tout comme l'est la relation entre le roi (interprété par Colin Firth) et son orthophoniste australien Lionel Logue (joué par Geoffrey Rush) qui l'aidera à vaincre son handicap. C'est cette relation complexe qui sert de fil conducteur au film. 

Le roi, paralysé par ce trouble de la parole qui lui empoisonne la vie, n'a d'autre choix que de vaincre son handicap pour assumer pleinement son rôle de souverain... auquel il n'était pas préparé. George VI hérite en effet du trône presque par surprise, en décembre 1936, quand son frère aîné au mode de vie dissolu est contraint à abdiquer. 

Pour écrire le film, le scénariste David Seidler a pu se plonger dans les archives du thérapeute, que le petit-fils a retrouvé dans son grenier en 2009. Le long-métrage de Tom Hooper reste ainsi très fidèle à la véritable histoire... tout en s'accordant quelques libertés.

Ainsi, ce n'est pas la future épouse de George VI qui l'a mis en relation avec Lionel Logue mais une actrice amie du couple royal, laquelle avait été soignée avec succès par l'orthophoniste aux méthodes peu orthodoxes. 

Ce dernier utilisait des exercices de respiration et de prononciation comiques fidèlement reproduites dans le long métrage, mais aucun traitement à base de hurlement d'insultes n'était réellement au programme de la thérapie.... Autre infidélité historique : Lionel Logue n'a jamais appelé le roi "Bertie" (diminutif du prénom Albert) mais l'a toujours appelé Votre Majesté pendant les vingt-six ans pendant lesquels ils se sont fréquentés. 

La scène finale est particulièrement bouleversante. On voit pendant de longues minutes George VI se préparer à prononcer un discours historique, l'annonce à la radio de l'entrée en guerre du Royaume-Uni contre l'Allemagne nazie, le 3 septembre 1939. 

Si le texte est le même, et prononcé de façon parfaitement audible et fluide grâce au traitement de choc de Logue, le long-métrage omet de souligner que l'orthophoniste a travaillé le discours afin d'en supprimer tous les mots difficiles ou sur lesquels le roi aurait pu buter... Le dernier échange entre les deux hommes, quand Lionel Logue fait remarquer à George VI qu'il a buté sur un "w" et que le roi répond "c'est pour que mon peuple sache que c'était moi !", est lui tout à fait véridique. 

 A la mort de son père en 1952, Élizabeth II enverra une lettre lui témoignant de sa reconnaissance à l'orthophoniste. Ce dernier décèdera l'année suivante. La pièce de théâtre puis le film oscarisé Le Discours d'un roi lui rendent en tout cas un superbe hommage, à ne manquer sous aucun prétexte. 


 

The Real King's Speech - King George VI - September 3, 1939

King George VI's desk set where he is believed to have written the 'King's Speech' announcing Britain's involvement in World War Two

 

www.youtube.com/embed/opkMyKGx7TQ

 


 

Sois bègue et tais-toi

William Chiflet : livre «Sois bègue et tais-toi»

22 mars 2014  "On n'est pas couché" (Laurent Ruquier France2)

 

 

www.youtube.com/embed/hfyKc6mOUgg


 

 

Bibliothèque Médicis : Notre sommeil, nos rêves

www.youtube.com/embed/ShZxpqhqyjU

 

Michel JOUVET De la science et des rêves Ed O Jacob
Jean Michel OUGHOURLIAN Notre troisième cerveau Albin Michel
Alain CORBIN La douceur de l'ombre L'arbre, source d'émotions, de l'Antiquité à nos jours Fayard 

 


 

Hypnose : l'incroyable expérience de Messmer au Figaro

 

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Star outre-Atlantique, Messmer arrive en France avec ses shows d'hypnose. Plusieurs de nos journalistes ont accepté de jouer les cobayes devant nos caméras.

Il a hypnotisé près de 60.000 personnes dans le monde et ses shows se comptent par centaines. Véritable star outre-Atlantique, Messmer est en passe de devenir un phénomène en France où il va enchaîner neufs dates à l'Olympia à Noël avant une tournée de deux mois en province. À chaque spectacle, c'est la même stupeur dans le public: un, puis deux, puis trois... Les uns après les autres, les spectateurs qui montent sur scène et participent à «l'expérience Messmer» tombent dans les bras du «fascinateur», transformés en poupées de chiffon. «Riez. Pleurez. Bégayez. Marchez en titubant»: les volontaires hypnotisés obéissent à ses injonctions, malgré eux.

Messmer fascine, intrigue aussi, au point que certains mettent en doute son honnêteté et sont convaincus que les participants sont des comédiens. On a voulu en avoir le cœur net au Figaro. On a donc proposé à Messmer de reproduire ses techniques sous les yeux de nos caméras avec des journalistes de la rédaction. Douze «sujets» ont accepté de jouer les cobayes avec, au finale, un résultat bluffant, voire carrément gênant. Six de nos confrères les plus réceptifs se sont d'abord effondrés en quelques secondes dans le studio. Puis, allongés sur le sol, défaits de leur volonté, dans un état de veille paradoxale, ils se sont laissés «manipuler». Fascinant.


 

Réflexion sur les Sondages

L'effet nocebo de la guerre des ondes

"J'ai oublié 30 ans de ma vie"

 

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Le rédacteur dubitatif souhaite ardemment des commentaires !

l'amnésique architecte, écrivain et amoureux n'a oublié que peu de plateaux médiatiques.


 

 

Temps de cerveau disponible - Les médias de masse

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Synopsis : Cruauté, violences psychologiques et sexuelles, humiliations : la téléréalité semble devenue folle. Son arrivée au début des années 2000 ouvrait une nouvelle ère dans l'histoire de l'audiovisuel. Cinquante ans d'archives retracent l'évolution du divertissement : comment la mise en scène de l'intime, dans les années 80, a ouvert un nouveau champ, comment la privatisation des plus grandes chaînes a modifié le rapport au téléspectateur. A l'aide de spécialistes, dont le philosophe Bernard Stiegler, ce documentaire démontre comment l'émotion a fait place à l'exacerbation des pulsions les plus destructrices.

 

Facebook Use Predicts Declines in Subjective Well-Being in Young Adults/L'impact de Facebook sur notre humeur

    Stéphany Gardier  

 
Une étude américaine montre que l'utilisation du réseau social aurait un effet néfaste sur le bien-être.

 

Ceux qui passent le plus de temps sur Facebook seraient ceux qui se sentiraient le moins heureux. Et ce n'est pas le sentiment de mal-être qui pousserait à utiliser les réseaux sociaux, mais bel et bien l'usage de Facebook qui aurait un impact néfaste sur l'humeur. C'est ce que conclut une équipe de chercheurs de l'université du Michigan en collaboration avec l'université de Leuven, dans une étude publiée cette semaine dans la revue Plos One.

En seulement sept ans, le réseau social créé par Mark Zuckerberg a conquis plus d'un milliard d'internautes, dont environ la moitié se connecte chaque jour. Un nombre d'utilisateurs qui a fait de Facebook un phénomène social, auquel les scientifiques de tous bords n'ont pas manqué de s'intéresser. Un article scientifique récent aurait recensé 412 publications entre 2005 et 2007 consacrées à son usage.

«Mais parmi tous ces travaux de recherche, aucun ne s'était encore intéressé à l'impact du réseau social sur l'humeur de ses utilisateurs au cours du temps», explique Philippe Verduyn, chercheur à l'université de Leuven et auteur de l'étude. Les chercheurs ont donc mis au point un protocole novateur, permettant d'évaluer les effets de Facebook sur les aspects affectifs et cognitifs du sentiment de bien-être des utilisateurs, avec une approche dynamique.

«Le bien-être ne peut dépendre d'un seul paramêtre»

L'étude a été menée chez 82 étudiants américains âgés en moyenne de 19 ans et demi. Durant 14 jours, les volontaires ont reçu 5 fois par jour des textos contenant un lien vers un questionnaire à remplir en ligne. Leurs réponses permettaient d'évaluer l'état affectif des sujets (bien-être général, sentiment de solitude, d'inquiétude…), leur utilisation de Facebook ainsi que leurs interactions avec d'autres personnes par téléphone ou face à face.

«Les résultats montrent que plus les sujets utilisent Facebook, plus leur sentiment subjectif de bien-être se dégrade», explique Philippe Verduyn. De plus, cet effet délétère serait indépendant d'autres facteurs, tels que le nombre d'amis Facebook, la motivation à utiliser le réseau social, le genre des utilisateurs, leur niveau d'estime de soi ou encore leur état initial de solitude ou de dépression. «Nos données indiquent que l'usage de Facebook prédit une dégradation des deux aspects du sentiment de bien-être, qui sont la satisfaction globale que l'on a de sa vie et l'humeur que l'on ressent sur le moment», concluent les chercheurs.

Des résultats que Yann Leroux, docteur en psychologie, tient à modérer: «Cette étude est méthodologiquement très bien faite, mais il faut rester prudent quant aux conclusions: l'humeur ou le bien-être d'un individu ne peuvent pas dépendre d'un seul paramètre.»

Le psychologue précise que l'approche de ce type d'étude reste trop globale. Connaître en détail les pratiques des internautes lorsqu'ils se connectent au réseau social permettrait d'enrichir les recherches. «Facebook possède toutes ces informations et il faut espérer qu'un jour les chercheurs y auront accès, dans le respect de l'anonymat pour les usagers bien entendu», ajoute Yann Leroux.

Un souhait qu'expriment aussi les auteurs de l'étude, qui voudraient aussi explorer les effets de l'usage du réseau social dans d'autres classes d'âge de la population.

 

Abstract PLOS ONE

Over 500 million people interact daily with Facebook. Yet, whether Facebook use influences subjective well-being over time is unknown. We addressed this issue using experience-sampling, the most reliable method for measuring in-vivo behavior and psychological experience. We text-messaged people five times per day for two-weeks to examine how Facebook use influences the two components of subjective well-being: how people feel moment-to-moment and how satisfied they are with their lives. Our results indicate that Facebook use predicts negative shifts on both of these variables over time. The more people used Facebook at one time point, the worse they felt the next time we text-messaged them; the more they used Facebook over two-weeks, the more their life satisfaction levels declined over time. Interacting with other people “directly” did not predict these negative outcomes. They were also not moderated by the size of people's Facebook networks, their perceived supportiveness, motivation for using Facebook, gender, loneliness, self-esteem, or depression. On the surface, Facebook provides an invaluable resource for fulfilling the basic human need for social connection. Rather than enhancing well-being, however, these findings suggest that Facebook may undermine it.

Citation: Kross E, Verduyn P, Demiralp E, Park J, Lee DS, et al. (2013) Facebook Use Predicts Declines in Subjective Well-Being in Young Adults. PLoS ONE 8(8): e69841. doi:10.1371/journal.pone.0069841

Editor: Cédric Sueur, Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien, France

Received: January 31, 2013; Accepted: June 12, 2013; Published: August 14, 2013

Copyright: © 2013 Kross et al. This is an open-access article distributed under the terms of the Creative Commons Attribution License, which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium, provided the original author and source are credited.

Funding: The authors have no support or funding to report.

Competing interests: The authors have declared that no competing interests exist.

 

Introduction

Online social networks are rapidly changing the way human beings interact. Over a billion people belong to Facebook, the world's largest online social network, and over half of them log in daily [1]. Yet, no research has examined how interacting with Facebook influences subjective well-being over time. Indeed, a recent article that examined every peer-reviewed publication and conference proceeding on Facebook between 1/2005 and 1/2012 (412 in total) did not reveal a single study that examined how using this technology influences subjective well-being over time (Text S1[2].

Subjective well-being is one of the most highly studied variables in the behavioral sciences. Although significant in its own right, it also predicts a range of consequential benefits including enhanced health and longevity [3][5]. Given the frequency of Facebook usage, identifying how interacting with this technology influences subjective well-being represents a basic research challenge that has important practical implications.

This issue is particularly vexing because prior research provides mixed clues about how Facebook use should influence subjective well-being. Whereas some cross-sectional research reveals positive associations between online social network use (in particular Facebook) and well-being [6], other work reveals the opposite [7][8]. Still other work suggests that the relationship between Facebook use and well-being may be more nuanced and potentially influenced by multiple factors including number of Facebook friends, perceived supportiveness of one's online network, depressive symptomatology, loneliness, and self-esteem [9][10][11].

So, how does Facebook usage influence subjective well-being over time? The cross-sectional approach used in previous studies makes it impossible to know. We addressed this issue by using experience-sampling, the most reliable method for measuring in-vivo behavior and psychological experience over time [12]. We text-messaged participants five times per day for 14-days. Each text-message contained a link to an online survey, which participants completed using their smartphones. We performed lagged analyses on participants' responses, as well as their answers to the Satisfaction With Life Questionnaire (SWLS) [13], which they completed before and immediately following the 14-day experience-sampling period, to examine how interacting with Facebook influences the two components of subjective well-being: how people feel (“affective” well-being) and how satisfied they are with their lives (“cognitive” well-being) [14],[15]. This approach allowed us to take advantage of the relative timing of participants' natural Facebook behavior and psychological states to draw inferences about their likely causal sequence [16][19].

Methods

Participants

Eighty-two people (Mage = 19.52, SDage = 2.17; 53 females; 60.5% European American, 28.4% Asian, 6.2% African American, and 4.9% other) were recruited for a study on Facebook through flyers posted around Ann Arbor, Michigan. Participants needed a Facebook account and a touch-screen smartphone to qualify for the study. They received $20 and were entered into a raffle to receive an iPad2 for participating.

Ethics Statement

The University of Michigan Institutional Review Board approved this study. Informed written consent was obtained from all participants prior to participation.

Materials and Procedure

Phase 1.

Participants completed a set of questionnaires, which included the SWLS (M = 4.96, SD = 1.17), Beck Depression Inventory [20] (M = 9.02, SD = 7.20), the Rosenberg Self-Esteem Scale [21] (M = 30.40, SD = 4.96), and the Social Provision Scale [22] (M = 3.55, SD = .34), which we modified to assess perceptions of Facebook support. We also assessed participants' motivation for using Facebook by asking them to indicate whether they use Facebook “to keep in touch with friends (98% answered yes),” “to find new friends (23% answered yes),” “to share good things with friends (78% answered yes),” “to share bad things with friends (36% answered yes),” “to obtain new information (62% answered yes),” or “other: please explain (17% answered yes).” Examples of other reasons included chatting with others, keeping in touch with family, and facilitating schoolwork and business.

Phase 2.

Participants were text-messaged 5 times per day between 10am and midnight over 14-days. Text-messages occurred at random times within 168-minute windows per day. Each text-message contained a link to an online survey, which asked participants to answer five questions using a slider scale: (1) How do you feel right now? (very positive [0] to very negative[100]; M = 37.47, SD = 25.88); (2) How worried are you right now? (not at all [0] to a lot [100];M = 44.04, SD = 30.42); (3) How lonely do you feel right now? (not at all [0] to a lot [100]; M = 27.61, SD = 26.13); (4) How much have you used Facebook since the last time we asked? (not at all [0] to a lot [100]; M = 33.90, SD = 30.48); (5) How much have you interacted with other people “directly” since the last time we asked? (not at all [0]to a lot [100]; M = 64.26, SD = 31.11). When the protocol for answering these questions was explained, interacting with other people “directly” was defined as face-to-face or phone interactions. An experimenter carefully walked participants through this protocol to ensure that they understood how to answer each question and fulfill the study requirements.

Participants always answered the affect question first. Next the worry and loneliness questions were presented in random order. The Facebook use and direct social interaction questions were always administered last, again in random order. Our analyses focused primarily on affect (rather than worry and loneliness) because this affect question is the way “affective well-being” is typically operationalized.

Phase 3.

Participants returned to the laboratory following Phase 2 to complete another set of questionnaires, which included the SWLS (M = 5.13, SD = 1.26) and the Revised UCLA Loneliness Scale [23] (M = 1.69, SD = .46). Participants' number of Facebook friends (M = 664.25, SD = 383.64) was also recorded during this session from participants' Facebook accounts (Text S2).

Results

Attrition and compliance

Three participants did not complete the study. As the methods section notes, participants received a text message directing them to complete a block of five questions once every 168 minutes on average (the text message was delivered randomly within this 168-minute window). A response to any question within a block was considered “compliant” if it was answeredbefore participants received a subsequent text-message directing them to complete the next block of questions. Participants responded to an average of 83.6% of text-messages (range: 18.6%–100%). Following prior research [24], we pruned the data by excluding all of the data from two participants who responded to <33% of the texts, resulting in 4,589 total observations. The results did not change substantively when additional cutoff rates were used.

Analyses overview

We examined the relationship between Facebook use and affect using multilevel analyses to account for the nested data structure. Specifically, we examined whether T2 affect (i.e., How do you feel right now?) was predicted by T1–2 Facebook use (i.e., How much have you used Facebook since the last time we asked?), controlling for T1 affect at level-1 of the model (between-day lags were excluded). Note that although this analysis assesses Facebook use at T2, the question refers to usage between T1 and T2 (hence the notationT1–2). This analysis allowed us to explore whether Facebook use during the time period separating T1 and T2predicted changes in affect over this time span.

When non-compliant cases were observed, we used participants' responses to the last text message they answered to examine the lagged effect of Facebook use on well-being to maximize power. So, if we were interested in examining whether T2–3 Facebook use predicted T3 Affect controlling for T2 Affect, but did not have data on T2 Affect, then we used T1 Affect instead. Excluding trials in which participants did not respond to the previous texts (rather than following the aforementioned analytical scheme) did not substantively alter any of the results we report.

Significance testing of fixed effects was performed using chi-squared distributed (df = 1) Wald-tests. All level-1 predictors were group-mean centered, and intercepts and slopes were allowed to vary randomly across participants (see Table 1 for zero-order correlations). We tested for moderation by examining whether each moderator variable was related to the slope of T1–2Facebook use when predicting T2 affect, controlling for T1 affect.

Data from one person who scored 4SDs above the sample mean on the BDI were excluded from the BDI moderation analyses; data from one person who scored 4SDs above the sample mean on number of Facebook friends were excluded from the moderation analyses based on Facebook friends.

The relationship between mean Facebook use and life satisfaction was assessed using OLS regressions because these data were not nested. Both unstandardized (B) and standardized (β) OLS regression coefficients are reported (see Text S3).

Facebook use and well-being

Affective well-being.

We examined whether people's tendency to interact with Facebook during the time period separating two text messages influenced how they felt at T2, controlling for how they felt at T1. Nested time-lag analyses indicated that the more people used Facebook the worse they subsequently felt, B = .08, χ2 = 28.90, p<.0001, (see Figure 1, top). The reverse pathway (T1Affect predicting T1–2 Facebook use, controlling for T0–1 Facebook use) was not significant, B= −.005, χ2 = .05, p = .82, indicating that people do not use Facebook more or less depending on how they feel (see Text S4S5).

  Interacting with Facebook during one time period (Time1–2) leads people to feel worse later on during the same day (T2) controlling for how they felt initially (T1); values are regression weights from multilevel analyses (Panel A). Average Facebook use over the course of the 14-day experience-sampling period predicts decreases in life satisfaction over time; values are standardized regression weights from OLS regression analysis (Panel B). *p<.05, ** p<.01, ***p<.001.

Cognitive well-being.

To examine how Facebook use influenced “cognitive well-being,” we analyzed whether people's average Facebook use over the 14-day period predicted their life satisfaction at the end of the study, controlling for baseline life satisfaction and average emotion levels over the 14-day period. The more participants used Facebook, the more their life satisfaction levels declined over time, B = −.012, β = −.124, t(73) = −2.39, p = .02, (see Figure 1, bottom).

Alternative explanations.

An alternative explanation for these results is that any form of social interaction undermines well-being. Because we also asked people to indicate how frequently they interacted with other people “directly” since the last time we text messaged them, we were able to test this idea. Specifically, we repeated each of the aforementioned analyses substituting “direct” social interaction for Facebook use. In contrast to Facebook use, “direct” social interaction did not predict changes in cognitive well-being, B = −.006, β = −.059, t(73) = 1.04, p = .30, and predicted increases (not decreases) in affective well-being, B = −.15, χ2 = 65.30, pB = .05, χ2 = 10.78, p<.01.

Another alternative explanation for these results is that people use Facebook when they feel bad (i.e., when they are bored lonely, worried or otherwise distressed), and feeling bad leads to declines in well-being rather than Facebook use per se. The analyses we reported earlier partially address this issue by demonstrating that affect does not predict changes in Facebook use over time and Facebook use continues to significantly predict declines in life satisfaction over time when controlling for affect. However, because participants also rated how lonely and worried they felt each time we text messaged them, we were able to test this proposal further.

We first examined whether worry or loneliness predicted changes in Facebook use over time (i.e., T1 worry [or T1 loneliness] predicting T1–2 Facebook use, controlling for T0–1 Facebook use). Worry did not predict changes in Facebook use, B = .04, χ2 = 2.37, p = .12, but loneliness did, B = .07, χ2 = 8.54, pB = .08, χ2 = 27.87, p<.0001, and cognitive well-being, B = −.012, β = −.126, t(72) = 2.34, p = .02, when loneliness was controlled for in each analysis. Neither worry nor loneliness interacted significantly with Facebook use to predict changes in affective or cognitive well-being (ps>.44).

Moderation.

Next, we examined whether a number of theoretically relevant individual-difference variables including participants' number of Facebook Friends, their perceptions of their Facebook network support, depressive symptoms, loneliness, gender, self-esteem, time of study participation, and motivation for using Facebook (e.g., to find new friends, to share good or bad things, to obtain new information) interacted with Facebook use to predict changes in affective or cognitive well-being (Text S6). In no case did we observe any significant interactions (ps>.16).

Exploratory analyses.

Although we did not have a priori predictions about whether Facebook use and direct social contact would interact to predict changes in affective and cognitive well-being, we nevertheless explored this issue in our final set of analyses. The results of these analyses indicated that Facebook use and direct social contact interacted significantly to predict changes in affective well-being, B = .002, χ2 = 19.55, p<.0001, but not changes in cognitive well-being, B = .000, β= .129, t(71) = .39, p = .70. To understand the meaning of the former interaction, we performed simple slope analyses. These analyses indicated that the relationship between Facebook use and declines in affective well-being increased linearly with direct social contact. Specifically, whereas Facebook use did not predict significant declines in affective well-being when participants experienced low levels of direct social contact (i.e., 1 standard deviation below the sample mean for direct social contact; B = .00, χ2 = .04, p = .84), it did predict significant declines in well-being when participants experienced moderate levels of direct social contact (i.e., at the sample mean for direct social contact; B = .05, χ2 = 11.21, p<.001) and high levels of direct social contact (i.e., 1 standard deviation above the sample mean for direct social contact; B = .10, χ2 = 28.82, p<.0001).

Discussion

Within a relatively short timespan, Facebook has revolutionized the way people interact. Yet, whether using Facebook predicts changes in subjective well-being over time is unknown. We addressed this issue by performing lagged analyses on experience sampled data, an approach that allowed us to take advantage of the relative timing of participants' naturally occurring behaviors and psychological states to draw inferences about their likely causal sequence [17],[18]. These analyses indicated that Facebook use predicts declines in the two components of subjective well-being: how people feel moment to moment and how satisfied they are with their lives.

Critically, we found no evidence to support two plausible alternative interpretations of these results. First, interacting with other people “directly” did not predict declines in well-being. In fact, direct social network interactions led people to feel better over time. This suggests that Facebook use may constitute a unique form of social network interaction that predicts impoverished well-being. Second, multiple types of evidence indicated that it was not the case that Facebook use led to declines in well-being because people are more likely to use Facebook when they feel bad—neither affect nor worry predicted Facebook use and Facebook use continued to predict significant declines in well-being when controlling for loneliness (which did predict increases in Facebook use and reductions in emotional well-being).

Would engaging in any solitary activity similarly predict declines in well-being? We suspect that they would not because people often derive pleasure from engaging in some solitary activities (e.g., exercising, reading). Supporting this view, a number of recent studies indicate that people's perceptions of social isolation (i.e., how lonely they feel)—a variable that we assessed in this study, which did not influence our results—are a more powerful determinant of well-being than objective social isolation [25]. A related question concerns whether engaging in any Internet activity (e.g., email, web surfing) would likewise predict well-being declines. Here too prior research suggests that it would not. A number of studies indicate that whether interacting with the Internet predicts changes in well-being depends on how you use it (i.e., what sites you visit) and who you interact with [26].

Future research

Although these findings raise numerous future research questions, four stand out as most pressing. First, do these findings generalize? We concentrated on young adults in this study because they represent a core Facebook user demographic. However, examining whether these findings generalize to additional age groups is important. Future research should also examine whether these findings generalize to other online social networks. As a recent review of the Facebook literature indicated [2] “[different online social networks] have varied histories and are associated with different patterns of use, user characteristics, and social functions (p. 205).” Therefore, it is possible that the current findings may not neatly generalize to other online social networks.

Second, what mechanisms underlie the deleterious effects of Facebook usage on well-being? Some researchers have speculated that online social networking may interfere with physical activity, which has cognitive and emotional replenishing effects [27] or trigger damaging social comparisons [8][28]. The latter idea is particularly interesting in light of the significant interaction we observed between direct social contact and Facebook use in this study—i.e., the more people interacted with other people directly, the more strongly Facebook use predicted declines in their affective well-being. If harmful social comparisons explain how Facebook use predicts declines in affective well-being, it is possible that interacting with other people directly either enhances the frequency of such comparisons or magnifies their emotional impact. Examining whether these or other mechanisms explain the relationship between Facebook usage and well-being is important both from a basic science and practical perspective.

Finally, although the analytic approach we used in this study is useful for drawing inferences about the likely causal ordering of associations between naturally occurring variables, experiments that manipulate Facebook use in daily life are needed to corroborate these findings and establish definitive causal relations. Though potentially challenging to perform—Facebook use prevalence, its centrality to young adult daily social interactions, and addictive properties may make it a difficult intervention target—such studies are important for extending this work and informing future interventions.

Caveats

Two caveats are in order before concluding. First, although we observed statistically significant associations between Facebook usage and well-being, the sizes of these effects were relatively “small.” This should not, however, undermine their practical significance [29]. Subjective well-being is a multiply determined outcome—it is unrealistic to expect any single factor to powerfully influence it. Moreover, in addition to being consequential in its own right, subjective well-being predicts an array of mental and physical health consequences. Therefore, identifying any factor that systematically influences it is important, especially when that factor is likely to accumulate over time among large numbers of people. Facebook usage would seem to fit both of these criteria.

Second, some research suggests that asking people to indicate how good or bad they feel using a single bipolar scale, as we did in this study, can obscure interesting differences regarding whether a variable leads people to feel less positive, more negative or both less positive and more negative. Future research should administer two unipolar affect questions to assess positive and negative affect separately to address this issue.

Concluding Comment

The human need for social connection is well established, as are the benefits that people derive from such connections [30][34]. On the surface, Facebook provides an invaluable resource for fulfilling such needs by allowing people to instantly connect. Rather than enhancing well-being, as frequent interactions with supportive “offline” social networks powerfully do, the current findings demonstrate that interacting with Facebook may predict the opposite result for young adults—it may undermine it.

 


 

Quand Twitter a le syndrome de Gilles de la Tourette

Alice Flores 

( le 21/06/2013)

Pendant une journée, les utilisateurs de Twitter qui le souhaitaient ont vu leurs messages modifiés de façon absurde ou insultante. Une opération de communication pour sensibiliser le public à la maladie de Gilles de la Tourette.

 

«Nina Nina Nina», «Squishy squishy» … Une vague de messages étranges a déferlé sur Twitter entre mercredi et jeudi. Entre tics de langage, mots obscènes et répétitions, le célèbre réseau social a paru touché par le sundrome de Gilles de la Tourette.

 Tout cela était en réalité une vaste campagne de communication, menée par la Fondation canadienne du syndrome de la Tourette, pour sensibiliser un large public à ce trouble neurologique méconnu. Pari réussi, puisque l'opération «Surrender Your Say» («Cède ta parole») aurait touché près de 4 millions de personnes.

8905 utilisateurs de Twitter ont ainsi volontairement renoncé au contrôle de leur compte pendant 24 heures. Tout en continuant à envoyer normalement leurs messages, ils pouvaient voir apparaître des propos incohérents, et parfois même des insultes, twittés en leur nom. Exactement ce qui se produit pour les personnes atteintes par ce trouble. Le syndrome Gilles de la Tourette est une maladie neurologique caractérisée par des tics involontaires et soudains, qui sont soit des mouvements (tics moteurs), soit des vocalisations (tics sonores). Ils seraient dus à des perturbations au niveau des neurotransmetteurs, les molécules impliquées dans la communication entre neurones dans le cerveau.

 Informer l'entourage est essentiel

Bien qu'elle touche une personne sur 2000 environ, la cause exacte de cette maladie n'est pas encore connue. Les médecins pensent toutefois que des facteurs environnementaux ayant lieu autour de la naissance pourraient être impliqués, comme un stress intense ou des infections répétées aux streptocoques. Une composante génétique est également en cause, puisque beaucoup de personnes souffrant de ce syndrome ont au moins un de leurs proches également atteint.

Même s'il n'est pas possible pour le moment de guérir du syndrome de Gilles de la Tourette, des traitements existent pour en atténuer les manifestations. Ils sont généralement prescrits pour les tics les plus lourds car leurs effets secondaires sont importants: prise de poids, dépression, disparition des règles pour les femmes… Leur mode d'action vise les neurotransmetteurs, à l'origine des mouvements incontrôlés. En bloquant leurs récepteurs, ils ralentissent l'activité psychique et calment le malade. Dans tous les cas, l'information de l'entourage de la personne touchée ainsi qu'un suivi psychologique jouent un rôle fondamental, car ils lui permettent une meilleure intégration dans la vie sociale et un soutien pour surmonter les difficultés quotidiennes.

LES MYSTERES DU CERVEAU / LA REVOLUTION DU CERVEAU

 pour le 14/07/2013

http://www.youtube.com/embed/nXHkJUXhLBk

1h50  

avec la participation de

Sylvie CHOKRON neuropsychologue

Laurent COHEN neurologue

Ghislaine DEHAENE chercheur

Denis LE BIHAN  physicien

Pierre LEMARQUIS neurologue

Pierre-Marie LLEDO neurobiologiste

Marcel RUFO pédo-psychiatre

Damien TAMMET écrivain (Asperger)

Jean-Didier VINCENT neurobiologiste


 

 

PIERRE LEMARQUIS A LA BIBLIOTHEQUE MEDICIS

 L'OEIL ET L'OREILLE

16/04/2013

www.youtube.com/embed/LqCeoJr0VRk

 

  


 

 

 

 

 

TV Lobotomie

Mélatonine en scène

www.youtube.com/embed/Nc-KglGYMX4

un égarement estival ....