27. avr., 2013

"le cerveau ce jardin merveilleux"

Dans notre pratique quotidienne de la neurologie, on réfléchit souvent en terme de pronostic dans un délai de deux ans : - Deux années sans crise d’épilepsie pour tenter un arrêt de traitement, - deux années de fatigue après accident ischémique vasculaire
même sans déficit résiduel. Je me suis rappelée que le cerveau et les neurones entre eux évoluaient comme les arbres. L’image de description du cervelet en anatomopathologie ou en imagerie à présent est bien « l’arbre de vie ». Lors de la tempête de 1999,
j’ai assisté devant chez moi au déracinement des chênes multi-centenaires de la forêt de Meudon (des racines déterrées de plus de 6 mètres de diamètre). Les différentes forêts étaient dévastées. Au fil des mois, la vie reprenait son cours. Dans les zones où
la rééducation de l’homme était présente, les forêts étaient de nouveau superbes, les arbres s’épanouissaient. Dans les régions laissées à l’abandon, les arbres repoussaient mais maladroitement, sens dessus dessous. Notre cerveau est bien identique à la nature.
Après destruction (traumatisme crânien, accident ischémique constitué…) si nous laissons le jardin en friche il repousse mais de façon désordonnée. Si on le guide, on le stimule et on le soutient, il récupère beaucoup mieux. Lorsque Bernard m’a décrit l’ouverture
de ce site de la neurologie et l’environnement cette évocation m’est venue. Cultivons les jardins et forêts que nos patients nous livrent,…. Cécile BOUCHARD

27/04/2013