SOMMAIRE

Comment les plantes cultivent la productivité au bureau / The relative benefits of green versus lean office space: three field experiments.

Burn-out, épuisement au travail

La motivation et la qualité de vie au travail

Fonctionnement du cerveau et qualité de vie au travail

AVC  stress et travail


 

 

Malades du Travail

Comment les plantes cultivent la productivité au bureau / The relative benefits of green versus lean office space: three field experiments.

J Exp Psychol Appl.    Nieuwenhuis M et coll

 

Abstract

Principles of lean office management increasingly call for space to be stripped of extraneous decorations so that it can flexibly accommodate changing numbers of people and different office functions within the same area. Yet this practice is at odds with evidence that office workers' quality of life can be enriched by office landscaping that involves the use of plants that have no formal work-related function. To examine the impact of these competing approaches, 3 field experiments were conducted in large commercial offices in The Netherlands and the U.K. These examined the impact of lean and "green" offices on subjective perceptions of air quality, concentration, and workplace satisfaction as well as objective measures of productivity. Two studies were longitudinal, examining effects of interventions over subsequent weeks and months. In all 3 experiments enhanced outcomes were observed when offices were enriched by plants. Implications for theory and practice are discussed.

 

 

  

Des chercheurs ont observé des gains de productivité et un bien-être accru chez les salariés travaillant dans des bureaux agrémentés de végétaux.

En plus des gains de productivité,
 les chercheurs ont constaté une hausse de la concentration et de la satisfaction des employés entourés de plantes vertes.En plus des gains de productivité, les chercheurs ont constaté une hausse de la concentration et de la satisfaction des employés entourés de plantes vertes.  

 
 
 Un nouvel ordinateur ? Une semaine de formation ? Des chèques-cadeaux ? Il y a plus simple et moins coûteux pour doper la productivité des salariés : quelques jolies plantes d'intérieur suffiraient. C'est du moins les conclusions d'une étude* publiée dimanche dans Journal of Experimental Psychology. Ses auteurs se sont penchés pendant plusieurs mois sur les effets des plantes au bureau. Le résultat est éloquent : "Il suffit d'enrichir un bureau jusque-là spartiate avec des plantes pour accroître la productivité de 15 %", rapporte Marlon Nieuwenhuis, chercheuse en psychologie à l'université de Cardiff et coauteur de l'étude.

Elle note que ce chiffre correspond aux résultats d'études précédentes sur le sujet, mais c'est la première fois que des données sont récoltées dans des environnements de travail réalistes, avec des plantes comme seul ajout. Les scientifiques ont observé pendant plusieurs mois les employés de deux cabinets de conseil et ceux d'un centre d'appel d'une mutuelle de santé. À chaque fois, deux groupes-tests étaient en place : l'un travaillant dans un bureau minimaliste, l'autre dans un espace similaire, mais agrémenté de plusieurs plantes d'environ 90 centimètres de haut.

Minimalisme contre naturalisme

"Nos conclusions sont en désaccord avec l'air du temps actuel et la philosophie du lean management", professe Marlon Nieuwenhuis. Le lean office est un mode de management en pointe depuis les années 1990, qui suggère que plus dépouillé est le lieu de production, meilleure sera cette dernière. Une philosophie qui a d'autant plus ses adeptes en période de disette, où tous les prétextes sont bons pour couper dans les dépenses jugées superflues.

"Dans un monde où les gens perdent leur emploi, investir dans des plantes et d'autres achats jugés non essentiels apparaît futile", note l'étude. Mais supprimer les plantes vertes, comme l'ont par exemple fait les ministères britanniques pour grappiller quelques dizaines de milliers de livres depuis 2010, serait une double erreur, physiologique et économique. Les auteurs rappellent trois vertus prêtées aux plantes vertes selon la littérature scientifique actuelle.

D'abord, l'apport de verdure dans un espace aussi artificiel est perçu comme une bouffée d'air frais, au sens propre, certaines plantes étant capables de filtrer l'air, parfois plus pollué dans les espaces confinés que dans la rue. De fait, ces propriétés des plantes apporteraient un supplément de bien-être mais aussi de sécurité aux salariés, rassérénés par l'irruption du "naturel" dans ce qui est, pour beaucoup, leur deuxième lieu de vie. Enfin, un espace de travail verdi est le signe que le manager se soucie du confort de ses subordonnés. 

Concentration et satisfaction

Parmi les tests réalisés dans un des cabinets de conseil, les salariés qui se sont prêtés à l'expérience ont dû répondre à quinze questions sur une entreprise fictive. Ceux qui avaient dans leur champ de vision au moins trois plantes vertes, contre aucune pour leurs collègues, se sont exécutés plus rapidement, sans commettre plus d'erreurs. En plus des gains de productivité, les chercheurs ont constaté une hausse de la concentration et de la satisfaction des employés. "Notre étude remet en question la conviction répandue qu'on fait mieux avec moins. Parfois, faire avec moins, c'est juste faire moins bien", affirme Alex Haslam, coauteur et psychologue à l'Université du Queensland.

Bref, pour des sommes finalement minimales - 35 euros pour un yucca -, voilà qui promet une vraie amélioration des conditions de travail. La question de la créativité a cependant été laissée de côté par les auteurs, qui appellent à de nouvelles recherches sur le sujet. Faut-il un bureau vide pour avoir les idées claires ? Le débat anime régulièrement les conversations dans les open spaces. En attendant de trancher, il faudra désormais que quelqu'un se dévoue pour arroser les plantes...

Jason Wiels 09/2014

 


 

Burn-out, épuisement au travail

 

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Des députés demandent la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle

 12/2014  Reuters/Andrew Winning

Une trentaine de parlementaires de la majorité veulent voir reconnaître les cas d'épuisement au travail. Les employeurs devraient en assumer le coût.  

Des
 députés demandent la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle

 

Une trentaine de députés demandent la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle. En France, plus de 3 millions de salariés seraient menacés par ce syndrome d'épuisement extrême. 

Les entreprises payeront-elles bientôt pour réparer les dégâts du burn-out? Une trentaine de députés demandent sa reconnaissance comme maladie professionnelle, dans une tribune publiée par le Journal du dimanche. Cette étape "est indispensable pour faire que les effets de l'épuisement nerveux au travail soient à la charge de ceux qui en sont responsables, c'est-à-dire les employeurs", expliquent les élus, tous issus de la majorité. Une proposition de résolution sur le sujet a déjà été adoptée par le groupe PS au Sénat en juillet. 

Pour les députés de la majorité signataires, il s'agirait de faire "basculer le financement" de ce syndrome d'épuisement professionnel "sur la branche Accident du travail et maladies professionnelles - financée par les cotisations patronales à 97%". Les députés proposent l'inscription de deux nouveaux éléments au tableau des maladies professionnelles: la dépression consécutive à un épuisement profond et le stress post-traumatique au travail.  

Seuls quelques dizaines de cas reconnus par an

Pour l'heure, une personne souffrant d'un stress extrême au travail a droit à un congé maladie ou un temps partiel thérapeutique financés par le régime général de la Sécurité sociale et donc par l'ensemble de la collectivité. Seuls quelques dizaines de cas par an obtiennent que leur syndrome d'épuisement soit reconnu maladie professionnelle, celle-ci ayant entraîné une incapacité permanente de plus de 25%, tandis qu'un lien "direct et essentiel" avec le travail a été mis en évidence, selon les dispositions en vigueur. 

Cette tribune intervient quelques semaines après la publication par Cegos d'un baromètre sur le stress au travail. Selon cette enquête, un salarié sur quatre déclare avoir subi au cours de sa carrière un problème psychologique grave comme une dépression ou un burn-out. 


 

La motivation et la qualité de vie au travail

Fonctionnement du cerveau et qualité de vie au travail